Qui dit « récit de vie » parle aussi de récit de mort. Car oui, chacun de nous fait un jour l’expérience de la perte d’un être cher, avant de faire l’expérience de son propre départ. Ceci n’a rien de morbide ; c’est juste un fait avéré…
On dit qu’il faut neuf mois à une âme pour se préparer à la naissance… Stéphane Allix affirme qu’il faut également neuf mois à un âme pour se préparer à la mort.
Pourquoi a-t-elle besoin de s’y préparer ?
La mort, arcane sans nom ou numéro XIII selon les tarots, ne signifie pas la fin de tout, mais une profonde transformation, un changement d’état. Le passage de la vie à la mort serait donc une transformation – et non une fin – qui demande à l’âme et à l’esprit une adaptation qui amènera à une acceptation de ce nouvel état.
Chacun sait que tout être vivant est destiné à mourir. C’est le propre de la vie ! Sans la mort, il n’y a pas de vie. Sans la vie, il n’y a pas de mort. Yin et Yang, tout s’imbrique et se complète. Mais lorsqu’un deuil se pointe, ou lorsqu’on apprend sa propre condamnation, les phases doivent se faire, plus ou moins violemment. Pas évident à traverser, même si, apparemment, notre âme s’y prépare. Alors pourquoi ces réactions si intenses ? Sans doute la perte, le manque, l’inconnu, les regrets… Tout cela qu’il s’agit alors d’accepter.
Lorsque l’on voit des assassinats, des accidents mortels, et d’autres et des pires, on a pourtant du mal à croire. Pourtant, les âmes seraient prêtes. Il ne s’agit pas de l’esprit, ou de la conscience, mais bien de l’âme. Cela peut paraître facile, ou au contraire fataliste, mais peut-être que c’est ainsi. On verra bien quand on y sera. Mais ne soyons pas trop pressés, et laissons faire les choses à leur rythme. Le suicide est la seule manière de mourir sans que notre âme soit prête. Néanmoins le passage s’avère alors un peu plus complexe. Vivons, profitons de chaque instant, et lorsqu’on aura réalisé ce qu’on a à réaliser, alors notre curiosité pourra être satisfaite, pas avant !